💧 Le Festival Du Cinéma Fantastique Se Déroule

Ences temps étranges, le cinéma fantastique semble moins inquiétant que la réalité. À vérifier avec la 28e édition du Festival de Gérardmer qui se déroulera virtuellement du 27 au 31 LeFestival international du film fantastique de Neuchâtel (NIFFF) s'attaquera du 6 au 14 juillet aux liens entre cinéma et musique, avec notamment une rétrospective consacrée à la comédie Proposantune sélection internationale de longs-métrages et courts-métrages inédits, le Paris International Fantastic Film Festival braque ses projecteurs sur les futurs talents du cinéma fantastique, et propose aussi les dernières œuvres attendues des cinéastes phares du genre. La programmation couvre le spectre le plus large possible Lefestival qui l’année dernière consacrait « It Follows » et « The Voices » aura lieu du 27 au 31 janvier, avec en ouverture un remake ultra-contemporain de Frankenstein. wuzPkol. La 47e édition du festival du cinéma américain de Deauville débute ce vendredi soir, une édition qui devrait être marquée par le retour des Américains, absents l'an dernier, et des spectateurs dans les salles. Comme chaque année, à la rentrée, Deauville se met à l'heure américaine. Cette 47e édition du festival du cinéma américain, qui s'ouvre ce vendredi 3 septembre, se déroule de nouveau sur fond de crise sanitaire. Mais 2021 semble marquer un retour à la normale pour ce grand rendez-vous des amoureux du septième art. Les Américains, absents l'an dernier, font en effet leur grand retour sur les grandes stars ce weekendCe weekend d'ouverture sera ainsi marquée par la présence de deux grandes stars. Ce samedi, le réalisateur Oliver Stone viendra présenter "JFK, l'enquête", un documentaire qui, trente ans après son film "JFK" avec en tête d'affiche Kevin Costner, revient sur l'assassinat du président américain. Présenté à Cannes au début de l'été, le film n'a pour l'instant pas de distributeur. Dimanche, sera l'acteur Johnny Dep qui foulera le tapis rouge pour présenter, hors compétitition, "City of lies". Il y incarne Russell Poole, policier à la retraite enquêtant sur les meurtres des rappeurs Tupac Shakur et Notorious BIG. Bande-annonce "City of lies" Plus tard dans la semaine, Dylan Penn viendra défendre "Flag Day", le film de son père, Sean, en compétition lors du dernier festival de Cannes. Le comédien Michael Shannon, lui, reviendra sur sa carrière lors d'une "conversation" qui aura lieu le samedi 11 septembre. Outre la présence de ces têtes d'affiche, le festival pourra compter, contrairement à l'an dernier, sur la présence en nombre des équipes des 13 films présentés cette année en compétition. "J'ai douze équipes de films qui sont présentes, ce qui prouve que les Américains n'ont pas peur de venir à Deauville", s'est réjouit le directeur du festival Bruno Barde auprès de l' un retour du public ?Autre retour attendu par les organisateurs, celui du public dans les salles. L'an dernier, le festival avait accueilli 38 000 spectateurs, contre 60 000 en moyenne les années précédentes. S'il faudra porter le masque et montrer son pass sanitaire pour assister aux projections, 2021 est également synonyme de disparition des jauges dans les salles, des salles qui affichent déjà complet pour les journées de vendredi et samedi, ont indiqué les organisateurs. Un signe encourageant pour la suite ?Plus d'une cinquantaine de films seront présentés durant les 12 jours du festival. Longtemps vitrine de l'industrie hollywoodienne qui venait présenter ses blockbusters attendus à l'automne sur les écrans français, Deauville est aujourd'hui, avant tout, un coup de projecteur sur le cinéma indépendant américain. Le jury, présidé cette année par la comédienne et chanteuse Charlotte Gainsbourg qui viendra également présenter le film qu'elle a consacré à sa mère, Jane Birkin, devra départager 13 films. "La compétition est très hétéroclite avec quasiment tous les genres représentés fantastique, polar, western, drame, comédie, même deux récits sur le monde de la pornographie", indiquait récemment Bruno Barde à nos confrères du JDD. Des genres variés mais des thématiques communes, comme la quête d'identité ou l'envie de changer de vie, selon le directeur du aux moins de 18 ansEt le jury entrera dans le vif du sujet ce samedi avec "Blue Bayou" de Justin Chon, présenté à Cannes dans la catégorie "Un certain regard", et "Pleasure" de la réalisatrice suédoise Ninja Thyberg, une plongée dans l'univers du X interdite aux moinns de 18 ans. Les festivaliers pourront également découvrir "Pig" avec Nicolas Cage, un comédien "en roue libre" ces dernières années selon certains critiques, qui revient sur les écrans avec un film encensé par la critique outre-atlantique. Egalement en compétition, "La Proie d'une ombre" de David Bruckner, "John and the Hole", de Pascual Sisto également sélectionné à Cannes ou "Down with the King" de Diego Ongaro avec le rappeur Freddi Gibbs. Bande-annonce Pig avec Nicolas Cage On vient de le voir, des passerelles existent entre Cannes et Deauville. Le partenariat initié l'an dernier sur la 46e édition avec l'un des plus grands si ce n'est plus grand ? festival du cinéma au monde est renouvelé cette année. Thierry Frémeaux, le délégué général du festival de Cannes sera présent ce vendredi à Deauville pour l'ouverture de la 47e édition et la projection en avant-première de "Stillwater" de Tom McCarthy, tourné à Marseille, avec Matt Damon et Camille Cottin. Cinq autres films présentés cette année à Cannes seront projetés durant le festival France à l'honneurOutre, comme chaque année, un jury exclusivement français, Deauville ouvre cette année une "Fenêtre sur le cinéma français", avec la présentation en avant-première de six films "made in France" comme "L'amour, c'est mieux que la vie", du plus deauvillais des cinéastes français, Claude Lelouch. Le réalisateur a déclaré en octobre dernier à nos confrères de RTL qu'il s'agirait de son dernier film. Il sera accompagné de plusieurs comédies à l'affiche de son long-métrage Sandrine Bonnaire, Elza Zylberstein et Gérard Darmon, entre autres. Christophe Honoré et Yvan Attal viendront également présenter leurs derniers films, "Guermantes" pour le premier, "Les choses humaines" pour le second, dans le cadre de cette "Fenêtre sur le cinéma français".Une 47e édition à suivre sur France 3 NormandieComme chaque année, Jacques Perrotte et Sabine Daniel de Là où ça bouge vous feront vivre, midi et soir dans vos éditions régionales, les temps forts du festival du cinéma américain. Ce vendredi soir, c'est le directeur Bruno Barde qui sera leur invité. A noter que le "18 h 30", présenté par Frédéric Nicolas et Véronique Arnoult, sera en direct de Deauville ce mercredi 8 septembre. Le même jour à 23 h 30, France 3 Normandie vous proposera un documentaire indéit, "Deauville et le rêve américain".🇺🇸🎬A l'occasion du Festival du cinéma américain de DeauvilleFr, découvrez un documentaire inédit consacré au DeauvilleUS mercredi 8 septembre à 23h15Cinema culture Deauville2021 CalvadosDep CalvadosTourism PAugier France 3 Normandie F3bnormandie September 3, 2021 Ce documentaire, réalisé par Daphné Baiwir, retrace l’histoire du festival et propose un regard croisé sur le cinéma indépendant américain, avec les témoignages, entre autres, de Michael Douglas, Claude Lelouch, Stéphane Brizé, Gilles Jacob et Ira Sachs. Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg DR Les fans de films fantastiques se donnent rendez-vous à Strasbourg au mois de septembre pour la 15ème édition du Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg FEFFS. Rendez-vous du 23 septembre au 2 octobre 2022 pour le prochain festival du fantastique à Strasbourg. Tous les genres cinématographiques se retrouvent lors du festival cinéma d'auteur, films indépendants, films de studio, documentaires ou courts métrages… avec comme dénominateur commun, le fantastique horreur, science-fiction, thriller, animation…. Des réalisateurs, confirmés ou non, présentent leurs créations et participent à la compétition du Méliès d'Argent, décerné à la fin du festival. Un ou plusieurs réalisateurs sont mis à l'honneur l'occasion idéale pour redécouvrir des chefs-d'œuvre du genre fantastique sur les différents écrans de cinéma de la capitale alsacienne. Festival du Film Fantastique à Strasbourg 2022 date et programme Après une année qui a pris le rythme d’un ascenseur émotionnel, le Festival européen du film fantastique de Strasbourg FEFFS se réjouit de dévoiler l’affiche de sa 14ème édition, qui se déroulera du 23 septembre au 2 octobre 2022. Le Festival mettra cette année à l’honneur une thématique bien précise ! Le FEFFS vous propose donc 10 jours de frisson au cœur de la rentrée culturelle strasbourgeoise. L’événement se déploiera à nouveau sur l’espace public, avec son Village convivial et festif implanté sur la Place Saint-Thomas proposant une programmation musicale, des ateliers et des travaux d’artistes. Au programme de la compétition, Nos Cérémonies, Piggy ou encore Family Diner. La programmation complète du Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg est à retrouver directement sur le site internet de l'évènement. Pour les amateurs de fantastique, le Festival international du film fantastique de Gérardmer se déroule chaque année en janvier chez nos voisins vosgiens. Réalisateur singulier, Bertrand Bonello conjugue depuis plus de vingt ans exigence d'auteur et inspiration fantastique. Dans sa filmographie, entre autres, L'Apollonide, Nocturama ou encore Zombi Child. En cette période qui rappelle le pire des scénarios de série B, il préside le jury du 28e Festival international du film fantastique de Gérardmer. Une édition spéciale qui se tient jusqu'au 31 janvier en mode virtuel, Covid Point Pop Comment vivez-vous cette édition particulière ?Bertrand Bonello Évidemment, ce serait plus agréable de découvrir les films en salle, avec mon jury. Surtout que je crois qu'il y a une ambiance particulière à Gérardmer. Toutefois, malgré la déception de ne pouvoir vivre le festival en vrai, j'apprécie qu'il ait été maintenu et adapté, car je me dis que, malgré tout, il y a des professionnels qui continuent à défendre des films, à maintenir quelque chose d'un peu vivant. Je l'ai accepté pour ça, pour soutenir les organisateurs, qui se démènent et se sont montrés très inventifs. Et puis, cela me permet de voir des films nouveaux, un plaisir oublié, que ne compensent pas les plateformes ou les DVD. Je suis content qu'il y ait beaucoup de presse, que les places se soient vendues en une heure. Cela témoigne d'un vrai désir du les douze films de la sélection de façon collégiale, avec le jury, ou chacun chez soi ?Cela dépend. Hier, Gaspard [Ulliel] est venu et on en a regardé un film ensemble. Sinon, nous sommes seuls. Je reçois des liens et je projette les films sur un grand écran. Ensuite, on se réunit pour la délibération, a priori en présentiel, mais dans des conditions extrêmement tant que spectateur, êtes-vous fan du cinéma d'horreur ?C'était ma première approche du cinéma, quand j'étais ado. C'était le début des années 1980, j'habitais à la campagne, et le marchand de journaux du coin faisait office de vidéoclub. Il recevait quelques VHS, et ce n'étaient que des films de genre. C'est ainsi que j'ai découvert David Cronenberg, Dario Argento, Lucio Fulci, Mario Bava, George A. Romero, Don Coscarelli… Après, je me suis un peu désintéressé de ce type d'univers. Et quand, plus tard, j'y suis revenu, en connaissant mieux le cinéma, je me suis aperçu que ces films étaient plus que divertissants. Il y en avait de bons, réalisés par de grands cinéastes, avec des idées visuelles incroyables. Je connais moins le cinéma de genre des années 1990-2000. Mais, depuis quelques années, je sens un nouvel élan, avec des cinéastes qui prennent ça au sérieux, comme M. Night Shyamalan, Ari Aster Hérédité, Midsommar, Jordan Peele Get Out, Us ou David Robert Mitchell It Follows. Ce que les auteurs de films d’horreur mettaient en scène via un cinéma de la peur, c’étaient leurs propres angoisses »Bertrand BonelloDu cinéma de genre, mais signé de vrais auteurs, en somme…Si l'on considère les films de la fin des années 1970 et du début des années 1980, on se rend compte qu'ils étaient très premier degré. Il n'y avait pas de cynisme de la part des réalisateurs. Ce qu'ils mettaient en scène, c'était leur propre peur du monde, leurs propres angoisses, leurs propres inquiétudes. Chose qui s'est perdue par la suite au profit du pur plaisir, du divertissement. Et là, j'ai l'impression que ça revient. On recommence à parler du monde à travers le cinéma de genre, qui permet de porter sur ce qui nous entoure un regard politique d'une certaine manière – sans discours, mais en ayant recours à la métaphore, au symbole…Il y a deux films français dans la compétition, La Nuée et Teddy. Pensez-vous que l'on peut véritablement réaliser des films fantastiques en France ?Oui, à condition de l'assumer. Prenons un exemple, qui est pour moi l'un des plus beaux films fantastiques, et qui est français Les Yeux sans visage, de Georges Franju. Ce film est très réussi, notamment parce qu'il accepte complètement d'être français et en aucun cas Franju n'essaie de donner un côté américain à son récit, à ses acteurs, à ses accessoires, à sa mise en scène. Il travaille à son endroit ». Aujourd'hui, je pense que l'on peut faire de très bons films fantastiques, à condition de ne pas chercher à copier et surtout d'assumer les gens que l'on regarde, le pays que l'on regarde, la manière dont on les de Tiresia à Zombi Child, en passant par Nocturama, vous avez flirté dans quasiment tous vos films avec une dimension fantastique, onirique, non ?Et même, disons-le, d'horreur… Je pense que je ne ferai jamais un film de genre frontal, parce que cela signifierait entrer dans un certain marché, avec des diffuseurs bien précis. En revanche, que les récits soient teintés de fantastique, d'onirisme, d'étrangeté, qu'il y ait une distorsion du réel qui nous emmène vers une dimension de genre », moi j'aime projets ?J'ai beaucoup de projets. C'est l'avantage quand on est auteur avec le confinement, eh bien, on écrit ! Je développe un long-métrage qui s'appelle La Bête, très teinté de fantastique. Un mélo sur trois périodes où il est question de vies antérieures, avec Léa Seydoux et Gaspard Ulliel. J'ai aussi un projet de série. Le fait d'avoir devant soi six ou huit heures pour raconter une histoire, de pouvoir imaginer des bifurcations, de fausses pistes, je trouve cela top 5 de ses grandes frayeursShining Je l'ai vu en salle, et j'ai regretté d'y être allé ! Il faut dire que j'avais douze ans. C'est un drôle de film. Souvent, les films fantastiques ont un postulat, et ils s'y tiennent. Si ce n'est pas le cas, il y a une explication à la fin. Et là, Kubrick ne respecte aucune règle, il fait ce qu'il veut ! La scène où Nicholson embrasse une très jolie fille et voit dans le miroir qu'il étreint un corps décrépit m'avait glacé. »Massacre à la tronçonneuseJe l'ai revu il n'y a pas très longtemps, et il me laisse toujours une vraie peur diffuse. Je ne retiens pas une scène en particulier, mais il y a dans ce film un climat malsain complètement dingue. Sans doute est-ce dû au fait qu'il n'y a pas de résolution, pas de scène explicative… ça se termine comme ça a commencé, sur une note vraiment malsaine et 3Pour le coup, j'en garde une image très forte, celle de ces petits enfants avec un bec-de-lièvre, un anorak de ski pourri et un marteau. Ils s'infiltrent dans une cuisine et s'acharnent à tuer. Je l'ai revu il y a peut-être deux ans et je trouve toujours cette image démente. Ça tient à rien, mais c'est génial un enfant transformé par Cronenberg en image du mal. Le film a été restauré récemment et passe à Gérardmer. Je le connais par PeaksDavid Lynch est vraiment capable de me faire très peur. En voilà un qui n'a jamais fait de film d'horreur au sens strict, mais qui est pour moi l'un des plus grands cinéastes à cet endroit-là. Son cinéma n'est qu'une distorsion du réel. En tordant le temps, les cadres, il parvient à faire peur avec un simple champ-contrechamp de deux personnes qui parlent dans une pièce ! Le film adapté de la série Twin Peaks me fait vraiment a Stranger Calls Terreur sur la ligneJ'adore ce film de série B. L'histoire est celle d'une baby-sitter qui appelle la police parce qu'elle est harcelée au téléphone. La police la met sur écoutes et lui apprend que le coup de fil vient de la maison où elle se trouve. Ça m'avait fait hyper peur ! Cette première partie dure 25 minutes, et après il y a une ellipse de sept ans, et on reste avec le tueur. C'est une chose très rare de s'attacher à ce genre de personnage. Et c'est très émouvant. 6 février 2021 - MAJ 09/03/2021 1558 Fantastique Horreur Épouvante Outre sa sélection, qui propose chaque année quelques pépites à surveiller de près, le festival de Gérardmer aime représenter les différentes tendances du cinéma de genre contemporain. Quoi de plus logique donc que cette édition, très riche, se déroule intégralement en ligne, se soumettant bien malgré elle à une situation maltraitant toujours plus l'industrie. Pour voir le verre à moitié plein, cela a permis à beaucoup de cinéphiles curieux de suivre l'évènement aux quatre coins du monde, afin de se renseigner sur le futur du cinéma fantastique, lequel était présent en force tout au long de ces cinq jours de festival. On revient donc sur le programme, et sur ce qu'il a dit de l'état des films qu'on aime. Les festivals au temps de la pandémie Une salle, deux ambiances Forcément, cette année, c'est le circuit de distribution qui était au coeur des débats. Et à raison puisqu'un même distributeur a remporté la quasi-intégralité des prix du festival, se payant même le luxe de narguer la concurrence avec une grille de loto remplie au lendemain de l'annonce des résultats. C'est évidemment The Jokers, une firme qui prend de plus en plus d'importance, surtout depuis qu'elle s'est occupée du très rentable Parasite. Désormais, c'est presque devenu un label pour les amateurs de cinéma de genre ou indépendant. Typiquement le genre de structures que les cinéphiles ont tendance à privilégier, puisqu'elles emportent en salles des longs-métrages éclectiques, des propositions parfois osées qui n'ont d'ailleurs pas volé leurs prix. En ces temps incertains pour le 7e art sur grand écran, récompenser Teddy, Possessor et La Nuée a quelque chose de militant, surtout que ce dernier a vu sa carrière au cinéma fauchée par la fermeture des salles. Un bien triste sort pour un excellent long-métrage, qui a d'ailleurs bénéficié du premier fonds d'aide au cinéma de genre accordé par le CNC, timide preuve que l'exploitation de ces pelloches va en s'améliorant. La Nuée Nous reparlerons bien vite de ces trois films tous très intéressants chacun à leur manière. Nous avions déjà d'ailleurs consacré une critique au Possessor mis en scène par Brandon Cronenberg, cauchemar expérimental et ultra-violent transcendant son scénario. Quant à Teddy, son attachement à dépeindre des héros marginalisés grâce aux références du film de loup-garou devrait faire parler de lui lors de sa sortie en salles. On ne manquerait pour rien au monde ce Carrie au bal du diable rural. De l'autre côté du spectre, il y a la SVoD, format économique qui a largement dépassé les grosses machines actuelles type Netflix pour désormais s'adresser au fan de genre directement. Tous les yeux sont actuellement rivés sur l'américain Shudder, qui distribuait déjà l'incroyable Blood Machines, et qui a su imposer son logo au début de deux longs-métrages. Le premier est le très sympathique Anything for Jackson, comédie carburant au mélange des genres. Si la partie horrifique est un brin moins maîtrisée que la partie humoristique, la proposition est assez irrésistible dans son traitement du satanisme. Le second est Host, soit le film de confinement ultime puisqu'il ambitionne d'inspirer la terreur sur Zoom. Comme on le dit dans notre critique, le résultat est convenu, mais sa modestie 1 heure de durée, une conception presque amateur empêche l'ennui de poindre. Anything for Jackson Orgueil et préjugés Les longs-métrages du festival ne bénéficient pas tous de cette diffusion schizophrène, très contemporaine. Alors que les acteurs de l'industrie française allouent très discrètement de plus en plus de moyens au cinéma de genre, les productions étrangères sont, comme à leur habitude, tenues à l'écart de l'attention du grand public. Si aucun film indien n'était présent cette année pour attester du mépris qu'on leur porte en Europe, les deux grosses machines russes de science-fiction présentes symbolisent encore le poids des préjugés. L'une d'entre elles, Sputnik, va être distribuée en France le 24 février, directement en vidéo et probablement dans une indifférence trop générale. En effet, il ne s'agit pas d'un téléfilm fauché, mais bien d'une proposition relativement chère et aux effets spéciaux spectaculaires, de bons arguments pour une sortie salle. Superdeep, lui, n'a a priori pas de date de sortie chez nous. Et dommage, car malgré ses défauts, c'est une grosse série B comme les Américains ont cessé d'en produire depuis que chacun de leurs essais se solde par un cuisant échec. Crade, mystérieux et très sombre, il vaut clairement le coup d'oeil. Le pas si profond Superdeep Ne parlons même pas d'Impetigore, film d'épouvante convaincant correspondant particulièrement aux standards actuels du genre. Sa nationalité indonésienne le condamne à l'oubli dans nos contrées. D'ailleurs, le précédent essai de son metteur en scène Joko Anwar, une adaptation de comics de super-héros Red Storm, avait échoué en vidéo chez nous sans faire la moindre vague. Ainsi, si la SVoD et les distributeurs engagés permettent au cinéma de genre français et américain d'émerger, les essais considérés comme plus exotiques restent malheureusement marginalisés. Que des films qui trouvent rarement le chemin des salles, alors que le fameux Aya et la sorcière de Goro Miyazaki sera exploité dans les multiplexes bien qu'il ne s'agisse que d'un téléfilm, marque Ghibli oblige. Sans cette donnée en tête, l'expérience risque d'être douloureuse... Aya et la sorcière fait la grimace Pépites en pagaille Enfin, parmi les longs-métrages, il y a ceux dont on ne connait pas encore le destin, mais dont la diversité renforce encore notre foi dans le cinéma fantastique. Du trip auteuriste nébuleux à la comédie potache en passant par le divertissement gore, la sélection de cette édition a surtout prouvé, au-delà des problématiques de diffusion, que ce n'est pas une pandémie qui va empêcher les artistes passionnés de nous abreuver de curiosités. Passons sur les films intéressants sur le papier, mais plutôt ratés comme Beauty Water, assez sale pour trouver des défenseurs, The Other Side, Slaxx, Les Animaux Anonymes ou The Cursed Lesson. The Stylist est un objet assez atypique, une sorte de variation féminine du remake de Maniac. Comme beaucoup de cinéastes dont la présence a manqué, sa réalisatrice Jill Gevargizian est clairement à suivre. On peut en dire autant de Adrian Langley, qui, après quelques téléfilms de Noël bien niais, a pondu un film de redneck super cruel. Butchers a pour lui de ne jamais se lancer dans la litanie référentielle ou dans le commentaire méta. Un premier degré bienvenu qu'on devine absent des grilles de programmation de TF1 et qu'on aimerait voir appliquer à plus de sous-genres horrifiques. Chéries, ça va trancher dans Butchers Nos trois coups de coeur de cette édition sont peut-être les plus atypiques des oeuvres présentées. Comme prévu, le Psycho Goreman réalisé par le maquilleur de talent Steven Kostanski s'amuse joyeusement de la violence absurde sommeillant dans la pop-culture grâce à une direction artistique complètement délirante et un décalage permanent irrésistible. Sur un tout autre rythme et grâce à un postulat peut-être plus extravagant encore, Mosquito State a également attiré notre attention. Filip Jan Rymsza et Mario Zermeno y racontent les effets psychologiques de la crise des subprimes sur un trader planqué dans un appartement ayant tout d'une tour d'ivoire grâce à une body-horror subtile représentée par une invasion de moustiques. Très contemplatif, le film est une véritable curiosité, d'autant que son austérité apparente cache l'histoire d'un homme qui apprend à être humain au contact piquant de la réalité. Enfin, le petit chef-d'oeuvre Come True a pris beaucoup de festivaliers de court. La représentation du rêve au cinéma échappe désormais rarement au traitement très surréaliste de David Lynch. Mais le film réalisé par Anthony Scott Burns parvient à s'en extraire pour composer une sorte de ballade noire, parfois terrifiante et toujours hypnotique, allant à la rencontre de nos cauchemars. Tout y fonctionne, de l'interprétation subtile de Julia Sarah Stone à la photographie bleutée prise en charge par le metteur en scène, en passant bien sûr par la bande originale omniprésente signée Pilotpriest et Electric Youth. Selon nous, c'est clair, le cinéma fantastique de demain, c'est ça. Les terribles écrans de Come True des courts au long terme Quitte à évoquer le futur du cinéma de genre, autant traiter directement de la sélection de courts-métrages, qui révèleront la relève. Le grand gagnant, par exemple, est assuré d'un avenir radieux, du moins on l'espère. Le cinquième court-métrage de Michiel Blanchart en tant que réalisateur et scénariste, T'es morte Hélène, part d'un pitch qu'on imagine classique avant de bifurquer dans le mélange des genres et enfin de nous prendre par surprise dans ses dernières minutes. Deux autres courts encouragent encore plus notre optimisme Sous la mousse et Aquariens. Globalement, toute la salve sélectionnée valait le coup d'oeil. Seulement, ces deux films font prendre la mesure de l'étendue du spectre couvert par le genre en ce moment. Tous deux articulés autour d'un mystère aquatique, ils choisissent des traitements très différents. La fable écologique, mélancolique et contemplative complète la farce méchante et légère servie par d'excellents effets spéciaux. Un duo de choc qui nous montre à quel point, en dépit de la situation sanitaire et économique, ou du mépris qu'on lui porte parfois, le cinéma fantastique n'est pas là de mourir, au contraire. Et si les usages évoluent, la passion reste la même. Tout savoir sur Teddy Loup-garou, body-horror, alien... le festival du film fantastique de Gérardmer 2021 dévoile son programme Teddy un premier teaser déjanté pour la comédie horrifique de loup garou Newsletter Ecranlarge Recevez chaque jour les news, critiques et dossiers essentiels d'Écran Large. Vous aimerez aussi

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